3.5 En Piscine
Toutes les épreuves pratique piscine doivent être réalisées avec aisance !
3.5.1. Saut avant droit du bord, vidage de masque et parcours de 20 m en apnée
Le candidat, équipé de P.M.T.C., est debout au bord du bassin et regarde droit devant lui. Il assure le masque d’une main et tient la ceinture de lestage de l’autre. Il fait un pas en avant et tombe verticalement, jambes jointes et tendues, l’extrémité des palmes légèrement relevée. Si l’eau se trouve au même niveau que le bord de la piscine, il est préférable de sauter d’un bloc de départ.
Il se place ensuite sur le fond de la piscine, en position stable pour effectuer un vidage de masque : il inonde son masque, soit en écartant la partie supérieure, soit en le détachant complètement du visage. Il remet son masque et le vide en soufflant par le nez. Style et technique sont libres, mais le masque doit être entièrement vide.
A ± 50 cm du fond, il effectue un parcours de 20 m de palmage efficace, sans aucune aide des bras. Ceux-ci sont allongés le long du corps ou tendus devant la tête.
En fin de parcours, il se retourne, largue la ceinture et fait surface. Il récupère ensuite sa ceinture et revient à son point de départ en effectuant un palmage dorsal, un bras derrière la tête pour parer l'obstacle et une main sur la boucle de la ceinture.
3.5.2. Quarante-cinq secondes d’apnée immobile
Le candidat se laisse couler verticalement au fond de la piscine et se place en position stable, un ou deux genoux au sol, sans s’appuyer à la paroi du bassin. Un bras levé, l’autre main sur la boucle de la ceinture, prêt à la larguer, il regarde le moniteur. En fin d’apnée et au signe du moniteur, il déboucle sa ceinture, la dépose sur le fond et remonte calmement et expirant et en regardant vers la surface, un bras tendu au dessus de la tête pour parer à tout obstacle. La ceinture sera ensuite récupérée. Ceci n’est pas coté.
3.5.3. Déséquipement puis rééquipement
Le candidat, équipé de P.M.T.C., est debout au bord du bassin et regarde droit devant lui. Il assure le masque d’une main et tient la ceinture de lestage de l’autre. Il fait un pas en avant et tombe verticalement, jambes jointes et tendues, l’extrémité des palmes légèrement relevée. Si l’eau se trouve au même niveau que le bord de la piscine, il est préférable de sauter d’un bloc de départ.
Au fond de la piscine le candidat se place en position stable, un ou deux genoux au sol, sans s’appuyer à la paroi du bassin. APRÈS avoir dégrafé sa ceinture, il retire palmes, masque et tuba et les dépose sur le fond.
Retour en surface à la nage, et sortie de l’eau. Ensuite, le candidat dispose d’une minute de récupération.
Rééquipement (saut au choix) Epreuve immédiatement consécutive à la précédente.
Le plongeur rejoint le matériel déposé sur le fond. Il ajustera ses palmes avant le bouclage de la ceinture. Celle-ci peut cependant être utilisée, sans bouclage effectif, pour assurer la stabilité du plongeur sur le fond. L'emplacement de la ceinture de lest ne peut entraver une remontée libre, un plongeur amené à devoir remonter doit pouvoir rejoindre la surface sans être retenu par le poids de sa ceinture de lest.
Le plongeur assure une bonne stabilité sur le fond, sans avoir tendance à émerger.
Une fois rééquipé, au signal du moniteur, il remonte calmement en expirant et en regardant vers la surface, un bras tendu au dessus de la tête pour parer à tout obstacle et une main sur la boucle de la ceinture.
3.5.4. Etoile à cinq plongeurs
Le président du jury effectue le briefing de l'épreuve.
Le départ des cinq candidats s’effectue DANS L'EAU à partir d’un mur.
Un des participants (désigné par le jury) effectue un canard et se dirige vers le scaphandre déposé au fond, dans la partie profonde de la piscine. Les quatre autres candidats se placent, en cercle, à l’aplomb du scaphandre. L’apparition des premières bulles en surface est le signal de descente pour les autres candidats. Ceux-ci s’immergent ensemble par un canard.
Position sur le fond : couché à plat, jambes tendues, un peu écartées, bras croisés, coudes en appui sur le fond.
Prise d’embout : prendre le deuxième étage d’une main, mettre l’embout en bouche et expirer dans le détendeur. Il n’est autorisé qu’une inspiration par tour. La partie supérieure du corps peut éventuellement flotter légèrement lors de l’inspiration, mais les pieds doivent rester en contact avec le sol.
Le scaphandre, qui n’est maintenu que par la personne qui y respire, est présenté au voisin en posant le deuxième étage sur le premier, il tourne dans le sens choisi par le président du jury. Après le passage du scaphandre, reprendre la position initiale ; si besoin, expirer un peu.
Après cinq minutes au maximum, le jury indique la fin de l’épreuve.
Fermeture du robinet : soit par le candidat qui est descendu le premier, soit sur indication du jury. Après un dernier tour, il retire l’embout de la bouche, ferme le robinet et en contrôle la fermeture (purger).Il dépose le deuxième étage avec précaution sur le fond.
Remontée : le candidat ayant fermé la bouteille donne le signal de remontée. Ils remontent ensemble en surface, en regardant vers le haut, un bras tendu au dessus de la tête pour parer à tout obstacle et une main à la boucle de la ceinture. Expirer en remontant. Faire signe « OK » en surface.
3.5.5. Sauvetage d’un noyé
Cette épreuve est réalisée en piscine. La victime (moniteur) équipée P.M.T.C. se couche à la profondeur de 3m (à défaut, à la profondeur maximale du bassin). Le candidat situé à une distance de 10 à 15 m effectue un saut de sauvetage (la tête ne peut pas s'immerger) en étant équipé de son masque, de ses palmes et de son tuba.
Il nage rapidement vers la victime. Arrivé à son aplomb, il effectue un canard, il libère la ceinture de la victime, la remonte en surface par une prise de sauvetage et la remorque sur une distance de 10 à 15 m.
Durant le remorquage, la tête de la victime doit être maintenue hors de l'eau.
Avec bloc bouteille équipé d'un système de stabilisation.
L'utilisation du système de stabilisation est obligatoire pour toutes les épreuves qui suivent.
Il faut veiller à éviter le sur- lestage afin d'obtenir des conditions de flottabilité optimales.
3.5.6. Combiné
Le candidat, équipé, est debout au bord du bassin et regarde droit devant lui. Il assure le masque et détendeur d’une main. Il fait un pas en avant et tombe verticalement, jambes jointes et tendues, l’extrémité des palmes légèrement relevée. Si l’eau se trouve au même niveau que le bord de la piscine, il est préférable de sauter d’un bloc de départ. A défaut, le saut avant droit peut être remplacé par un saut arrière.
Parcours de 15 m en apnée : dès qu'il est immergé, le candidat enlève l'embout de la bouche et effectue un parcours de 15 m à + 50 cm du fond. Le détendeur reste en main pendant l'évolution.
Parcours de 15 m sans masque : sans remonter en surface, le candidat remet l’embout en bouche, enlève son masque, le tient à la main et effectue une parcours de 15 m sous eau de manière à venir dans la partie profonde de la piscine.
Le candidat remet son masque et effectue un vidage de masque comme enseigné précédemment.
Décapelage sur le fond : Le candidat se met en position stable, à un ou deux genoux sur le fond. Il dépose doucement le bloc bouteille devant lui, sur le fond. Il enlève l’embout de la bouche, ferme le robinet, en contrôle la fermeture (purger) et dépose le deuxième étage avec précaution sur le fond. Il remonte calmement, en expirant et en regardant vers la surface, un bras tendu au dessus de la tête pour parer à tout obstacle.
3.5.7. Quatre parcours de 15 m en apnée
Le candidat, équipé effectue un saut droit du côté de la grande profondeur, enlève son embout et palme en apnée directement vers le jury opposé. Durant toute l'épreuve, le candidat conserve son détendeur en main.
Le candidat se positionne face au jury, un genou au sol et l’autre fléchit (si la profondeur de la piscine ne le permet pas, il se place en position couchée sur le fond). Il fait le signe « je n’ai plus d’air » reçoit le détendeur du jury et expire. Le comptage des 20 secondes débute dès le moment où le candidat expire dans le détendeur.
Le jury comptera bien visiblement : pouce tendu = 5 secondes, index tendu = 10 secondes, majeur tendu = 15 secondes, après quoi le candidat pourra respirer encore une seule fois. Il retire l’embout de la bouche et le rend au jury. Il fait demi-tour, indifféremment par la gauche ou la droite et palme vers le jury opposé afin d'y effectuer une nouvelle série de cycles respiratoires.
Le candidat effectue quatre parcours. Au signal du moniteur il remonte calmement embout en bouche, en expirant et en regardant vers la surface, un bras tendu au dessus de la tête pour parer à tout obstacle.
3.5 Epreuves en eaux libres
3.3.1. 1000m tuba, tout équipé M/C
Cette épreuve s’effectue en tous lieux (piscine pas acceptée). Le plongeur est complètement équipé en fonction de la température de l'eau. Il n'y a pas de limite de temps, bien qu'un certain rythme doit être maintenu (pas d'arrêt - supposition d'un courant).
Ce rythme est toutefois celui du candidat et non celui du moniteur. Le moniteur veillera surtout à ce que le candidat soit, à l'arrivée, dans un état physique lui permettant de plonger.
L'utilisation du système de stabilisation est laissée au libre choix du candidat
(Il faut lui rappeler qu'un système de stabilisation trop gonflé peut créer une résistance à la progression).
Le palmage se fait au tuba.
Si l'épreuve n'est pas suivie d'une plongée, il faut faire exécuter une immersion entre 3 et 5 m pour s'assurer que le lestage n'a pas été allégé pour la circonstance et permet d'effectuer une plongée.
La successive est autorisée.
3.3.2. Cinq directions de palanquée M/C
Cette épreuve s’effectue en tous lieux. Minimum 3 plongeurs, moniteur inclus.
La direction de palanquée comprend :
- une prise de contact
- un briefing par le chef de palanquée
- les mesures de sécurité + instructions au serre-file
- la plongée adaptée aux circonstances et aux compagnons de plongée
- l'orientation
- un débriefing
Le candidat doit planifier la décompression en tenant compte de la présence éventuelle de plongeur utilisant un ordinateur ou une table de plongée.
Lors d'une de ces plongées, le chef de palanquée devra utiliser une bouée de repérage (parachute) pendant l'exécution du palier de sécurité (une case est prévue sur la carte de brevet). Cette épreuve ne pourra être exécutée que si la plongée se déroule dans la courbe de non palier.
Le C.P. devra expliquer l'utilisation du parachute de plongée au cours de son briefing et démontrer en fin de plongée son habilité à le déployer.
3.3.3. Remontée assistée en air de 30m jusqu’à la surface M/NC
Cette épreuve s’effectue en EAO. Cette épreuve doit se dérouler en tout début de plongée. La plongée doit s’inscrire dans la courbe de non palier et doit se terminer par un palier de sécurité. Un seul essai est autorisé par jour.
Le candidat peut effectuer l’épreuve dès qu’il compte 10 plongées à minimum 30m.
Les échanges d’embout peuvent être effectués, soit avec le moniteur, soit au minimum avec un breveté 3*.
Les plongeurs peuvent s’équilibrer à 30m.
Le plongeur simulant la panne d’air enlève son embout, le conserve en main et fait le signe “je n’ai plus d’air”. Le candidat présente son embout à la victime sans hésitation, il assure une prise ferme et démontre son aptitude à la calmer et à la rassurer en lui donnant des consignes claires. La position du candidat par rapport à la victime est déterminée par le type de détendeur utilisé. Un maximum de trois respirations est autorisé.
Après trois passages d’embout, le candidat donne un de ses détendeurs à la victime, fait le signe “on remonte” et entame la remontée jusqu’à la surface.
Candidat et victime doivent remonter à la vitesse de 10m/min. Chaque plongeur doit, si nécessaire, purger son système de stabilisation pendant la remontée, mais l’initiative en incombe au candidat.
Après l’épreuve, la plongée ne peut dépasser 15m.
La successive est autorisée (intervalle minimum: 3 heures)
3.3.4. Sauvetage d’un plongeur en difficulté de 10m, le remorquer sur 100m et le réanimer M/NC
Cette épreuve s’effectue en EAO et doit se dérouler en tout début de plongée. La plongée doit s’inscrire dans la courbe de non palier et se terminer par un palier de sécurité. Un seul essai est autorisé par jour.
La palanquée se compose de trois plongeurs : le moniteur, le candidat et le plongeur en difficulté (plongeur 3* au minimum) descendent à 10m. La victime se place en position horizontale sur le fond et purge son système de stabilisation. Le candidat redresse l’accidenté et le remonte par une prise de sauvetage (en maintenant l’embout dans la bouche de la victime et sa tête droite ou en légère extension)
Pendant la remontée, le candidat peut utiliser son système de stabilisation ainsi que celui de la victime.
Arrivé en surface, il remorque le plongeur en difficulté, par la méthode qu’il a choisie, sur une distance de 100m.
La victime n’a plus d’embout en bouche. Sa tête doit toujours se trouver au-dessus de l’eau. Le candidat peut conserver son propre embout ou son tuba en bouche.
L’utilisation des systèmes de stabilisation est laissée au libre choix du candidat (il faut lui rappeler qu’un système de stabilisation trop gonflé peut créer une résistance à l’avancement).
Le candidat organise les secours et pratique la réanimation. La réanimation ne doit pas absolument être entreprise immédiatement après le remorquage mais dans les plus brefs délais, le jour même.
Il n’y a pas de réussite partielle de l’épreuve.
Après l’épreuve, la plongée ne peut dépasser 15m.
La successive est autorisée (intervalle minimum: 3heures).
3.3.5. Remontée technique d’un plongeur en difficulté de 30m à 10m M/NC
Cette épreuve s'effectue en EAO et doit se dérouler en tout début de plongée. La plongée doit s'inscrire dans la courbe de non palier et se terminer par un palier de sécurité. Un seul essai est autorisé par jour.
Le candidat peut effectuer l'épreuve dès qu'il compte 10 plongées à minimum 30m.
La palanquée se compose de trois plongeurs : le moniteur, le candidat et le plongeur en difficulté (plongeur 3* au minimum). Ils descendent ensemble à 30 m.
Victime et candidat peuvent être équilibrés à 30m.
Au signal du moniteur, le candidat :
- se positionne face à la victime et assure une prise ferme par le matériel. Le candidat doit démontrer son aptitude à calmer la victime et à la rassurer en lui donnant des consignes claires.
- Gonfle le ou les systèmes de stabilisation à l’aide de l’insufflateur et entame la remontée. Pendant la remontée le candidat a la possibilité de palmer.
- la remontée doit se faire à une vitesse proche de 10m/min et le candidat doit en garder le contrôle.
- arrêt et stabilisation à 10 m.
- une fois l'épreuve terminée, le candidat veille, avant de lâcher la victime, à ce que les systèmes de stabilisation soient vides ou équilibrés. Ensuite, chaque plongeur s'équilibre à sa convenance.
- ils attendent à cette profondeur l'expiration du temps qu'ils auraient dû mettre pour atteindre ce niveau s'ils étaient remontés à 10 m/min L'épreuve s'arrête au signe du moniteur.
Si la profondeur de 10 m n'est pas atteinte ou dépassée (+ 2 m) l'épreuve n'est pas réussie.
Après l'épreuve, la plongée ne peut dépasser 15 m.
La successive est autorisée (intervalle minimum: 3 heures).
3.7 Homologation
Après avoir terminé les épreuves en eaux libres, satisfaire aux épreuves de la théorie et de la piscine du brevet plongeur 3*.
- Etre en possession du Certificat Fédéral de Premiers Secours (C.F.P.S.) en ordre de recyclage.
- être âgé de 18 ans au moins.
3.8 Prérogatives
- Peut plonger avec un plongeur 1* jusqu'à maximum 15m.
- Peut plonger avec minimum un plongeur 2* jusqu'à maximum 30m.
- Peut plonger avec minimum un plongeur 3* jusqu'à maximum 40m.
- peut encadrer des plongeurs 1* et 2* lors de plongée de nuit.
- Peut suivre la formation de pédagogie théorie – piscine dispensée aux candidats AM (validité en cas de présentation : 3 ans).
- Peut suivre la formation du brevet de spécialisation « plongée profonde à l’air » afin d'être autorisé à accéder aux profondeurs supérieures à 40m.
- Dès qu’il est titulaire du brevet de spécialisation PPA, peut plonger jusqu’à maximum 40m avec un plongeur 2* qui comptabilise au moins 5 plongées à 40m effectuées sous le contrôle d’un AM minimum.